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Marchés financiers

7 mai 2020

La première phase de la crise, celle du confinement, s’achève

crise covid

 

La première phase de la crise économique et sanitaire, celle du confinement, arrive presque à son terme. Elle se sera traduite par un arrêt brutal de l’activité dont l’ampleur a varié en fonction des pays. En effet, les premières publications des chiffres de croissance révèlent que le confinement a eu des impacts plus importants en Europe au premier trimestre. Le confinement a, en effet, commencé plus tôt en Europe et a été plus strict qu’aux Etats-Unis. Le recul du PIB a atteint 5,8 % sur le trimestre en France et 3,8 % dans la zone euro. La réduction du PIB américain a été moins marquée. Elle atteint – 4,8 % en rythme annualisé soit une baisse de 1,2 % sur le premier trimestre).

 

La deuxième phase, celle de la reprise, s’ouvre

C’est désormais la deuxième phase, celle du dé-confinement et de la gestion de la reprise qui s’ouvre. Dans un premier temps, les statistiques économiques vont continuer à se dégrader fortement. C’est, en effet, au deuxième trimestre que la chute du PIB devrait être la plus violente avec un mois et demi de confinement sur cette période. Toutefois, les indicateurs avancés vont commencer à se redresser progressivement avec la reprise. La vigueur de cette dernière dépendra :

  • de l’évolution de la situation sanitaire (difficilement prévisible) et en corollaire du degré de dé-confinement ;
  • de l’efficience des mesures de soutien mises en œuvre par les Etats. Après avoir maintenu les revenus des salariés (subvention du chômage partiel) et aidé les entreprises à éviter des crises de liquidité (lignes de crédit et reports d’impôt), les gouvernements vont maintenant devoir éviter une crise de solvabilité des entreprises (transformation des reports d’impôt en annulation pure et simple) et mettre en place des plans de relance pour tenter de faire repartir l’économie. Ils devront trouver le bon dosage entre le soutien aux entreprises (soutien de l’offre) et le soutien à la demande (consommation) ;
  • du comportement de consommation des ménages : reprise de la consommation ou prudence (épargne de précaution) face à une incertitude encore élevée ?

 

Rebond des marchés financiers

Malgré les nombreuses incertitudes qui persistent, les marchés financiers, et notamment les marchés actions, ont opéré un rebond significatif au cours des dernières semaines. Il convient donc de faire preuve de prudence au vu des niveaux de valorisation atteints, particulièrement aux Etats-Unis.
Compte tenu de l’ampleur de la crise économique, la volatilité devrait demeurer élevée et les marchés financiers resteront probablement chahutés. Ces périodes sont propices aux exagérations, qui dans une perspective de long terme, pourront être mises à profit pour initier ou compléter des positions en actions et en obligations privées.

 

Pour en savoir plus, consultez la revue des marchés SMAvie