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Marchés financiers

24 mars 2020

La crise sanitaire provoque une crise économique

 

Les mesures prises par les pays pour faire face à la pro­pa­ga­tion du virus à tra­vers le monde (confi­ne­ments, fer­me­ture des fron­tières…) vont entraî­ner de fortes réces­sions éco­no­miques dans la plu­part des éco­no­mies en 2020. Ces der­nières subissent à la fois un choc d’offre, avec l’arrêt de pro­duc­tion des entre­prises, et un choc de demande suite à la chute de la consom­ma­tion, de l’investissement et des expor­ta­tions. L’ampleur de la contrac­tion éco­no­mique pour l’année 2020 dépen­dra de  la durée, encore incer­taine, des  mesures de confinements.

 

La reprise s’annonce très progressive malgré les mesures de soutien monétaire et budgétaire

Sur le plan moné­taire, les Banques cen­trales ont annon­cé des mesures de grande ampleur, com­pa­rables à celles prises lors de la crise de 2008 – 2009. Tou­te­fois, leur effi­ca­ci­té est amoin­drie, après plus d’une décen­nie de « quan­ti­ta­tive easing » et de poli­tiques moné­taires expan­sion­nistes (aucune des inter­ven­tions récentes de la Fed ou de la BCE n’a réus­si à pro­vo­quer un rebond durable des mar­chés actions jusqu’à présent !).

Face à la mise à l’arrêt de pans entiers de l’économie mon­diale et à la désor­ga­ni­sa­tion qui en découle, les  gou­ver­ne­ments  n’ont  pas  d’autre  choix  que  de  prendre  le  relais   par  l’intermédiaire   de la poli­tique bud­gé­taire. A date, les annonces faites  avoi­sinent 1 500  mil­liards  de  dol­lars  (soit  2 %  du  PIB  mon­dial),  mon­tant qui dépasse celui de la relance orches­trée en 2009.

L’ampleur du choc éco­no­mique et l’incertitude qu’il engendre, rendent peu pro­bable une reprise rapide de l’activité qui s’annonce au contraire pro­gres­sive une fois l’épidémie pas­sée. De plus, si les  mesures de poli­tique éco­no­mique mises en œuvre sont indis­pen­sables, la ques­tion de leurs coûts se pose­ra une fois la crise sani­taire pas­sée. Les pers­pec­tives d’un accrois­se­ment mas­sif des défi­cits et de l’endettement publics sont ain­si vrai­sem­bla­ble­ment à l’origine de la remon­tée des taux des obli­ga­tions d’Etats ces der­niers jours. Tou­te­fois, les Banques cen­trales seront pro­ba­ble­ment  char­gées de  « moné­ti­ser » les futurs défi­cits, le sys­tème éco­no­mique et finan­cier mon­dial ne pou­vant pas sup­por­ter une remon­tée bru­tale du niveau des taux d’intérêt.


Crise généralisée sur les marchés financiers

Sur les mar­chés finan­ciers, on assiste logi­que­ment à la chute des cours des actifs du fait de l’arrêt bru­tal de l’activité et du niveau radi­cal et inédit de l’incertitude qui pré­vaut actuel­le­ment. L’incertitude demeure très éle­vée et les consé­quences éco­no­miques et finan­cières de la crise actuelle dépen­dront de la durée de l’épidémie. Les mar­chés finan­ciers devraient donc demeu­rer par­ti­cu­liè­re­ment cha­hu­tés dans les pro­chaines semaines. Des exa­gé­ra­tions ne sont pas à exclure et dans une pers­pec­tive de long terme, ces périodes peuvent être mises à profit pro­gres­si­ve­ment pour ini­tier ou com­plé­ter des posi­tions en actions et en obli­ga­tions privées.

 

 

 


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