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Marchés financiers

Marchés financiers

15 juillet 2020

VALORISATION ÉLEVÉE DES MARCHÉS FINANCIERS

 

Le décon­fi­ne­ment des éco­no­mies s’accompagne d’une amé­lio­ra­tion des indi­ca­teurs éco­no­miques. Cou­plée à l’annonce de nou­velles mesures bud­gé­taires et moné­taires, elle a por­té les mar­chés finan­ciers sur des niveaux de valo­ri­sa­tion qui semblent décon­nec­tés des pers­pec­tives éco­no­miques. Le FMI a ain­si net­te­ment révi­sé à la baisse ses pré­vi­sions pour l’année 2020, avec une récession
mon­diale de près 5 % (contre – 3 % pré­cé­dem­ment). Pour la France, la contrac­tion du PIB pour­rait même dépas­ser les pré­vi­sions du gou­ver­ne­ment pour atteindre 12,5 % cette année. Mal­gré un net rebond atten­du en 2021 (+ 7,3 % pour la France), le niveau de l’activité devrait res­ter net­te­ment infé­rieur à ses niveaux d’avant crise pen­dant encore plu­sieurs trimestres.

 

Une crise qui n’a rien de classique

Contrai­re­ment à 2008, l’origine de la crise éco­no­mique actuelle est d’ordre sani­taire et non pas finan­cière. La réces­sion de 2020 s’explique, en effet, par les mesures prises par les pou­voirs publics pour lut­ter contre la pro­pa­ga­tion du Covid-19.

  • Elle a été pro­vo­quée par des mesures de confi­ne­ment. Pour la pre­mière fois en temps de paix, les gou­ver­ne­ments ont arrê­té une grande par­tie des acti­vi­tés éco­no­miques, pro­vo­quant un choc d’offre soudain.
  • Elle a impac­té prin­ci­pa­le­ment le sec­teur des ser­vices . Ce der­nier jouait plu­tôt un rôle d’amortisseur éco­no­mique dans les crises pré­cé­dentes. Le sec­teur concentre la majeure par­tie des pertes sèches et des risques de faillites ain­si que des licen­cie­ments avec un poids très impor­tant dans le PIB et l’emploi (près de 80 % en France).
  • Elle a néces­si­té des mesures de sou­tien sans pré­cé­dent. L’arrêt for­cé de l’activité a été gran­de­ment com­pen­sé par des mesures d’une ampleur excep­tion­nelle de sou­tien bud­gé­taire et monétaire.

 

L’ampleur de la reprise économique reste très incertaine

Le carac­tère sin­gu­lier de la crise com­plique sa ges­tion par les poli­tiques publiques. Après une réac­tion rapide et de grande ampleur des banques cen­trales et des gou­ver­ne­ments, il s’agit doré­na­vant d’accompagner la reprise de l’économie en conte­nant notam­ment la hausse du chô­mage, les pres­sions dés­in­fla­tion­nistes et les faillites d’entreprises.

À un degré tou­jours éle­vé d’incertitude sur le plan sani­taire, se couple une modi­fi­ca­tion du com­por­te­ment des agents, que ce soit à court terme (épargne de pré­cau­tion, atten­tisme des
inves­tis­seurs), mais aus­si vrai­sem­bla­ble­ment à plus long terme (remise en ques­tion de la mon­dia­li­sa­tion, déve­lop­pe­ment du télé­tra­vail…). Après avoir évi­té une crise de liqui­di­té, les auto­ri­tés publiques devront trou­ver un juste équi­libre entre sou­te­nir des entre­prises en dif­fi­cul­tés mais éco­no­mi­que­ment saines et favo­ri­ser la restruc­tu­ra­tion d’activités non viables pour évi­ter de main­te­nir en vie des entre­prises dura­ble­ment improductives.

Dans ces condi­tions, et en l’absence de vac­cin ou de trai­te­ment effi­cace, un retour rapide de l’activité à ses niveaux d’avant crise reste peu vrai­sem­blable. Cer­tains sec­teurs (aéro­nau­tique, tou­risme…), tou­chés de plein fouet par les mesures de res­tric­tions sani­taires, met­tront plu­sieurs semaines voire plu­sieurs années avant de pou­voir envi­sa­ger une nor­ma­li­sa­tion de leur activité.

 

 

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