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Zoom sur

Marchés financiers

16 janvier 2021

Zoom sur 2020 : L’économie à l’épreuve du Covid

 

Une crise économique pas comme les autres…

Contrai­re­ment à une crise éco­no­mique « clas­sique », dont l’origine pro­vient en géné­ral d’un choc de demande résul­tant de la cycli­ci­té de l’activité éco­no­mique, la crise éco­no­mique de 2020 a pour ori­gine les déci­sions admi­nis­tra­tives des pou­voirs publics en réponse à l’épidémie du COVID‑19. Ain­si, les gou­ver­ne­ments à tra­vers le monde ont déci­dé de la fer­me­ture de pans entiers de l’économie. Au 30 mars, plus de 3,4 mil­liards de per­sonnes, soit la moi­tié de la popu­la­tion mon­diale, étaient confi­nées ou appe­lées à res­ter chez elles dans près de 80 pays. Résul­tat, le PIB a chu­té entre 10 % et 20 % au pre­mier semestre 2020 en fonc­tion des pays. Autre par­ti­cu­la­ri­té, cette crise a impac­té prin­ci­pa­le­ment le sec­teur des ser­vices. Ce der­nier jouait plu­tôt un rôle d’amortisseur éco­no­mique dans les crises pré­cé­dentes. Ce sec­teur concentre la majeure par­tie des pertes sèches d’activité et des risques de faillites ain­si que des licen­cie­ments avec un poids très impor­tant dans le PIB et l’emploi (près de 80 % en France).

Graphique 1 - Zone Euro Indices PMI

Au total, la crois­sance mon­diale s’est contrac­tée d’environ 4,5 % en 2020. Tou­te­fois, ce recul masque des évo­lu­tions très dif­fé­rentes en fonc­tion des pays : la Chine reste en crois­sance en 2020 (2,3 %); les Etats- Unis, le Japon et l’Allemagne enre­gistrent des réces­sions « rela­ti­ve­ment limi­tées » de res­pec­ti­ve­ment 4,3 %, 5,3 % et 5 % (d’après les der­nières esti­ma­tions du FMI), soit parce qu’ils ont moins confi­né que d’autres pays (l’Allemagne par exemple), soit parce qu’ils ont mis en place des poli­tiques bud­gé­taires plus sti­mu­lantes (Etats-Unis). Les grands pays euro­péens (hors Alle­magne) ont été très for­te­ment tou­chés par la pan­dé­mie et en corol­laire ont déci­dé de confi­ne­ments très stricts. Le PIB a chu­té d’environ 10 % en France (‑9 % d’après les der­nières esti­ma­tions de l’INSEE), en Ita­lie, au Royaume-Uni et de 13 % en Espagne.

 

 

 

 

Tableau 1 - Indicateurs macroéconomiques en 2020

… aux impacts polarisés

L’autre carac­té­ris­tique de cette crise est son impact dif­fé­ren­cié sur les sec­teurs d’activité, les agents éco­no­miques et les pays.

Les confi­ne­ments ont eu des effets très dif­fé­rents sur les sec­teurs éco­no­miques, les ser­vices étant par­ti­cu­liè­re­ment affec­tés. En leur sein, ce sont ceux dont l’activité a été arrê­tée qui ont subi les plus lourdes pertes (trans­port, tou­risme, res­tau­ra­tion, hôtels,…). En revanche, les sec­teurs liés à la digi­ta­li­sa­tion de l’économie, la san­té ou encore l’agro‑alimentaire ont vu leur acti­vi­té pro­gres­ser. Cer­tains sec­teurs vont res­ter dura­ble­ment affai­blis sug­gé­rant un pro­fil de « reprise en K » avec des sec­teurs gagnants et d’autres per­dants.

En ce qui concerne les ménages, les écarts de reve­nu et de richesse se sont for­te­ment creu­sés du fait des divers confi­ne­ments. De nom­breuses per­sonnes n’ont tout sim­ple­ment pas eu la pos­si­bi­li­té de tra­vailler (res­tau­ra­teurs, libraires, étu­diants, chô­meurs…) alors que les sala­riés ont été rela­ti­ve­ment épar­gnés ou, du moins, plus pro­té­gés. Aux Etats‑Unis, le pro­fil des vic­times de la pan­dé­mie illustre d’ailleurs que les per­sonnes à faibles reve­nus paient un plus lourd tri­bu, ampli­fié par la nature du sys­tème de san­té amé­ri­cain auquel les popu­la­tions les plus défa­vo­ri­sées n’ont pas ou peu accès.

Enfin, si le pre­mier confi­ne­ment a impac­té éco­no­mi­que­ment l’ensemble des pays de l’OCDE de manière rela­ti­ve­ment homo­gène, la deuxième par­tie de l’année a fait appa­raître des diver­gences dans la capa­ci­té de résis­tance et de rebond des éco­no­mies. L’Asie (hors Inde), et notam­ment la Chine (au regard des sta­tis­tiques dis­po­nibles et publiées), a su plus rapi­de­ment renouer avec la crois­sance que les Etats‑Unis ou encore l’Europe. En Amé­rique Latine, la situa­tion est encore par­ti­cu­liè­re­ment fra­gi­li­sée par l’épidémie et ses consé­quences économiques.

 

 

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