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Marchés financiers

1 février 2021

Quelles perspectives pour 2021 ?

 

L’impact durable de la crise sanitaire sur l’économie

L’arrivée de vac­cins per­met d’envisager une réso­lu­tion de la crise sani­taire à par­tir de mi‑2021, le temps de déployer la cam­pagne de vac­ci­na­tion. Si des res­tric­tions sani­taires devraient être main­te­nues dans les mois à venir pesant encore sur la crois­sance au pre­mier semestre, la réduc­tion de l’incertitude sani­taire en cours d’année laisse pré­sa­ger d’un fort rebond de l’activité.

La crise risque tou­te­fois de lais­ser des traces, avec une hausse du chô­mage, une contrac­tion des inves­tis­se­ments ain­si que des niveaux éle­vés d’endettement et d’inégalités pou­vant peser dura­ble­ment sur la crois­sance ten­dan­cielle. Après la forte réces­sion de 2020 (‑9 % en France), le taux de crois­sance devrait for­te­ment rebon­dir en 2021 (+6 % selon la Com­mis­sion euro­péenne). Il est cepen­dant pro­bable que ce rebond méca­nique laisse pro­gres­si­ve­ment place à une crois­sance dura­ble­ment affai­blie en rai­son de dif­fé­rents facteurs :

  • Chô­mage de longue durée : la réaf­fec­ta­tion des per­sonnes ayant per­du leur emploi risque de prendre du temps et d’entraîner une dété­rio­ra­tion des com­pé­tences des tra­vailleurs (du « capi­tal humain »). La hausse du chô­mage de longue durée pour­rait être d’autant plus impor­tante que la crise a for­te­ment impac­té le sec­teur des ser­vices qui repré­sente près de 80 % de l’emploi en France et consti­tue un débou­ché impor­tant pour les tra­vailleurs peu qualifiés.
  • Baisse des inves­tis­se­ments : les pertes subies par les entre­prises, cou­plées à un degré tou­jours éle­vé d’incertitude éco­no­mique, auront un effet défa­vo­rable sur les déci­sions d’investissement et le finan­ce­ment de nou­veaux pro­jets pro­duc­tifs. Si cer­taines dépenses d’investissement peuvent être repor­tées dans le sec­teur manu­fac­tu­rier, les ser­vices sont moins sus­cep­tibles de béné­fi­cier d’effets de
  • Accé­lé­ra­tion de ten­dances struc­tu­relles : la crise sani­taire a des effets dif­fé­ren­ciés sur les sec­teurs et a pu accé­lé­rer des chan­ge­ments struc­tu­rels comme la digi­ta­li­sa­tion ou la remise en ques­tion de la mon­dia­li­sa­tion. Cer­tains sec­teurs semblent par­ti­cu­liè­re­ment vul­né­rables à ces phé­no­mènes à l’image des trans­ports, de l’hébergement ou des voyages. Ces muta­tions pour­raient tou­te­fois favo­ri­ser une réaf­fec­ta­tion sec­to­rielle au béné­fice de sec­teurs plus
  • Hausse de l’endettement : le niveau d’endettement des agents éco­no­miques, publics et pri­vés, pour­rait limi­ter les capa­ci­tés de finan­ce­ment et peser sur l’activité éco­no­mique à long terme. Par ailleurs, les poli­tiques du type « quoi qu’il en coûte » sont sus­cep­tibles d’affaiblir davan­tage le poten­tiel de crois­sance, en contri­buant à main­te­nir en vie des entre­prises dura­ble­ment impro­duc­tives (entre­prises zombies).

 

Les conséquences pour les marchés financiers

Graphique 4 - France, évolution du PIB réelA moyen terme, de nom­breuses incer­ti­tudes per­sistent pour les mar­chés financiers :

1/ Les incer­ti­tudes pré‑Covid n’ont pas dis­pa­ru que ce soient les incer­ti­tudes géo­po­li­tiques, la guerre com­mer­ciale sino‑américaine ou les pers­pec­tives de la mon­dia­li­sa­tion. L’arrivée de Joe Biden à la tête des Etats‑Unis ne devrait pas chan­ger radi­ca­le­ment la riva­li­té sino‑américaine, en par­ti­cu­lier sur la maî­trise des tech­no­lo­gies. De plus, les incer­ti­tudes micro‑économiques liées à la dif­fu­sion du digi­tal vont conti­nuer d’affecter de nom­breux sec­teurs les obli­geant à repen­ser leur modèle éco­no­mique (auto­mo­bile, com­merce,…). En paral­lèle, les grandes entre­prises tech­no­lo­giques (GAFA and co) pour­raient voir leur puis­sance remise en cause par la volon­té des auto­ri­tés publiques de les régu­ler voire de les déman­te­ler que ce soit aux Etats‑Unis, en Europe ou en Chine.

2/ Les traces durables de la crise Covid(cf. para­graphe L’impact durable de la crise sani­taire sur l’économie).

3/ La cher­té des mar­chés finan­ciers qui s’est encore accrue avec la crise.

Graphique 5 - Etats-Unis, S&P500A court terme, les mar­chés finan­ciers devraient conti­nuer à bien se com­por­ter, quel que soit la classe d’actifs. Ils demeurent, en effet, fon­da­men­ta­le­ment sou­te­nu par le niveau des taux d’intérêt, auquel s’ajoutent les anti­ci­pa­tions de la reprise éco­no­mique post crise sanitaire.

Néan­moins, la concré­ti­sa­tion de cer­tains risques (cf. ci-des­sus) pour­rait créer des épi­sodes de forte vola­ti­li­té, voire des mou­ve­ments de cor­rec­tion qui pour­raient être sévères.

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin …

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